LE SECRET DE SOPHIA LOREN POUR UNE ÉLÉGANCE SANS EFFORT
THE ICONSCertaines femmes ne suivent pas le style. Elles deviennent le style. Sophia Loren est la preuve que l'élégance italienne est, avant tout, une manière d'être.
Il existe une photographie de Sophia Loren à Capri, au début des années soixante, où elle ne fait rien de particulier. Un foulard sur la tête, des lunettes noires, une chemise blanche ouverte sur le maillot de bain. Et pourtant, impossible de regarder ailleurs. Ce n'est pas la tenue. C'est la manière dont elle l'habite. Loren avait compris, avant presque tout le monde, que l'élégance n'est pas ce que l'on porte, mais l'assurance avec laquelle on se tient dans ce que l'on porte.
La confiance qui vient de l'intérieur. Loren ne s'est jamais habillée pour être approuvée. Elle s'habillait pour elle, et la différence se lisait en tout. À une époque où la mode demandait aux femmes de se contenir, elle occupait tout l'espace sans jamais élever la voix. C'est cette présence qu'une pièce bien choisie rend : non celle qui crie, celle qui suffit.

L'été à Conca dei Marini. C'est dans la petite crique de Conca dei Marini, sur la Côte amalfitaine, que Loren et Carlo Ponti passaient leurs étés. Une côte qui change de couleur d'heure en heure, du turquoise des hauts-fonds au terracotta des toits, et il est impossible de ne pas y penser devant le bikini Marini, qui recueille exactement ce dégradé. Loren portait la côte comme on n'y pense pas. C'était simplement sa maison d'été.

Moins de pièces, plus d'intention. La garde-robe de vacances de Loren tenait dans une petite valise. Une chemise blanche, un maillot noir, un foulard, une paire de boucles d'oreilles en or qui attrapaient le soleil. La leçon n'est pas l'austérité, c'est l'édition. Un maillot noir comme le Salerno n'a besoin d'aucune compagnie. Des boucles d'oreilles en or texturé comme les Sole font le reste toutes seules.


L'élégance comme langue maternelle. Née à Naples, à quelques kilomètres de Capri, Loren n'a jamais eu à apprendre la côte. Elle la parlait. Et c'est peut-être là la véritable leçon pour qui l'admire aujourd'hui : l'élégance ne se copie pas de l'extérieur, elle se construit de l'intérieur, avec quelques choix justes, répétés avec conviction jusqu'à devenir reconnaissables entre tous.

"Tout ce que vous voyez, je le dois aux spaghettis", disait-elle un jour, avec l'humour de qui n'a jamais pris sa propre beauté trop au sérieux. C'est peut-être là le secret que les tendances ne comprendront jamais. La femme la plus élégante d'une pièce est, presque toujours, celle qui s'amuse le plus.
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